CCI Martinique


Au cours du XIXième siècle les bureaux de commerce de Fort de France et de Saint-Pierre prennent définitivement la dénomination de "Chambre de Commerce de la Martinique". En 1974, la législation concernant l'institution consulaire est étendue aux Chambres de Commerce et d'industrie des DOM.

Etablissement public d’Etat, la CCI de la Martinique est démocratiquement organisée autour de deux instances principales: l’Assemblée Générale, élue par les chefs d’entreprises du territoire, et le Bureau, élu par les membres de l’Assemblée.

La CCI de Martinique représente près de 32.000 commerçants, industriels et entreprises de services.Elle participe également à la gestion du Grand Port Maritime et à celle de la SAMAC (Société Aéroportuaire Martinique Aimé Césaire) et emploie environ 120 personnes.

Territoires Iles de Martinique


Située au cœur de l’arc antillais, entre la Dominique au Nord et Sainte-Lucie au Sud, la Martinique est bordée par l’océan Atlantique à l’Est et la mer des Caraïbes à l’Ouest. D’une superficie de 1 128 km2, elle se distingue des autres départements français par sa petite taille et sa forte densité de population.

L’histoire de la Martinique est étroitement liée à l’expansion coloniale des Européens dans la Caraïbe. Toutefois, des fouilles archéologiques ont permis d’estimer les premiers peuplements, au premier siècle avant notre ère, par des populations amérindiennes, les Arawaks. L’île est découverte par les Européens le 15 juin 1502, date de l’arrivée de Christophe Colomb sur le site de l’actuelle commune du Carbet. Appelée Madinina, « île aux fleurs », la Martinique devient française en 1635.

Département depuis la loi du 19 mars 1946 puis région depuis celle du 31 décembre 1982, la Martinique a continué son évolution institutionnelle après deux référendums organisés les 10 et 24 janvier 2010. Lors de la première consultation, les Martiniquais ont rejeté à 79 % des suffrages exprimés la transformation de la Martinique en une collectivité d’outre-mer régie par l’article 74 de la Constitution. La seconde consultation a porté sur la création d’une collectivité unique exerçant les compétences dévolues au Conseil Régional et au Conseil Général, régie par l’article 73 de la Constitution. Le projet a été adopté à 68 % des suffrages exprimés et le 28 juillet 2011, deux lois prévoyant la création d’une collectivité « unique » ont donc été publiées au Journal Officiel.

Les premières élections ont eu lieu en décembre 2015 rendant ainsi effective la Collectivité Territoriale de Martinique (CTM), structure administrative distincte de l’administration de l’État. La CTM a pour mission de promouvoir le développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique de la Martinique, l’aménagement de son territoire, la préservation de son identité et la coopération régionale, en collaboration avec les communes, les EPCI et l’Etat.

Tirée par la consommation et l’investissement, l’économie de la Martinique a connu un rythme soutenu de croissance jusqu’en 2008-2009 ; la crise économique et financière dans la zone euro, aggravée sur le territoire par une crise sociale, a conduit ensuite à des niveaux de croissance négatifs. Les années 2010 à 2014 permirent un rattrapage partiel, mais pas suffisant pour que l’économie martiniquaise retrouve sa dynamique d’avant crise. Alors qu’en 2015 la croissance observait un ralentissement, en 2016 le PIB a décru de 1,1 %. Selon les dernières estimations de l’INSEE, les services (marchands et non marchands) représentent 82,6 % de la richesse produite en Martinique (78,4 % pour la France hexagonale). La part des services non marchands est particulièrement importante, en lien avec le poids des services publics dans l’économie locale. Elle représente 33,2 % de la valeur ajoutée (contre 22,4 % au niveau national).

Les importations de la Martinique proviennent essentiellement de l’Hexagone (69,7 %), pour un total de 1,5 milliard d’euros en 2017. Il s’agit à 40,0 % de biens de consommation non durables (603,0 millions d’euros). Parmi eux, la moitié (50,3 %) est constituée de produits agroalimentaires, et un quart (23,8 %) de produits pharmaceutiques. Les biens d’investissement sont le deuxième poste d’importation (28,9 %, soit 436,1 millions d’euros). Ils sont essentiellement composés de biens issus de l’industrie automobile (38,4 %), des machines industrielles et agricoles (27,6 %) et des produits informatiques, électroniques ou optiques (18,7 %). Le solde des produits importés provient pour 13,7% de l’Union européenne.

En 2017, l’Hexagone, la Guadeloupe et la Guyane captent 89,5 % de la valeur des exportations, hors produits pétroliers, de la Martinique (soit 175,6 millions d’euros), soit respectivement 67,2 % (131,9 millions d’euros) et 22,3 % pour les deux DFA (41,3 millions d’euros). Vers l’Hexagone, les exportations sont constituées pour moitié (50,2 %, soit 66,2 millions d’euros) de biens hors-MIG, dont 88,4 % liés aux ventes de bananes (58,5 millions d’euros). Un tiers (32,7 %, soit 43,1 millions d’euros) des exportations à destination de l’Hexagone se compose de biens de consommation non durables, majoritairement des produits agroalimentaires (42,5millions d’euros), essentiellement du rhum (38,3millions d’euros). La Guadeloupe et la Guyane importent respectivement 22,9millions d’euros et 18,4 millions d’euros de biens depuis la Martinique. Il s’agit essentiellement de biens de consommation non durables (28,2 millions d’euros).

Coordonnées de la CCI Martinique


50, Rue Ernest DEPROGE
97200 FORT-DE-FRANCE