CCISM de Polynésie française


Plus ancienne institution de la Polynésie française, la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Services et des Métiers (CCISM) voit le jour le 30 juin 1880 afin d’organiser le commerce à Tahiti et dans le reste des Établissements français d’Océanie (ancienne Polynésie française). De nos jours, elle est appelée à donner son avis, sur demande du gouvernement de la Collectivité, sur les questions concernant directement les entreprises.

La CCISM peut participer à l’amélioration de la rentabilité des entreprises. L’institution a aussi vocation à contribuer à l’expansion internationale et à la promotion des produits à l’exportation. Enfin, la CCISM participe à la formation professionnelle et à l’apprentissage et est, par ailleurs, à l’initiative de l’École de Commerce de Tahiti (ECT), de l’école Poly 3D qui forme aux métiers du numérique et du premier incubateur à Start-up de la Collectivité, le PRISM.

Territoire de la Polynésie française


Avec ses 5,5 millions de km2 d’étendue maritime et ses 118 îles réparties en cinq archipels, la Polynésie française est le territoire le plus vaste de la République, faisant quasiment la taille de l’Europe. Sur ces 118 îles, 77 sont habitées par les 275 918 habitants recensés en 2017. La majorité des Polynésiens sont concentrés dans l’archipel de la Société, et notamment sur l’île principale de Tahiti, qui concentre près de 190 000 habitants de la Collectivité. Les cinq archipels qui composent la Polynésie sont les îles de la Société, l’archipel des îles Marquises à l’extrême nord-est, l’archipel des Tuamotu-Gambier et l’archipel des Australes, le plus méridional.

Habitant l’actuelle Polynésie depuis l’an 300 après JC, les Polynésiens sont également à l’origine du peuplement des îles Hawaii au Nord, de la Nouvelle-Zélande au Sud et de l’île de Pâques à l’Est. Progressivement colonisées depuis les années 1840, les îles de Polynésie française deviennent Territoire d’outre-mer avec la Constitution de la IVème République en 1946, sous le nom d'Établissement français d'Océanie (EFO). Le droit de vote est alors garanti aux habitants. C'est en 1957 avec la loi-cadre Deferre que les EFO deviennent Polynésie française. En plus de la langue française, officielle, on y compte sept langues polynésiennes encore parlées : le tahitien (enseigné depuis 1977), le marquisien du nord, le marquisien du sud, le paumotu, le mangarévien, le tuha’a pae et le rapa. Le Tahitien bénéficie d’une place officielle aux côtés du Français.

La consommation des ménages est le principal moteur de croissance de la Polynésie française. Mais grâce à ses paysages somptueux et l’imaginaire qu’elle véhicule, le tourisme génère des retombées économiques considérables. Et malgré les crises de 2001 et 2008, le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter surtout depuis l’arrivée récente de plusieurs compagnies aériennes sur la destination. Les recettes du tourisme international ont rapporté, en 2015, 50,1 milliards de F.CFP (près de 420 millions d’euros) à la Polynésie française. À noter que la sanctuarisation de la ZEE polynésienne, à destination des mammifères marins et des requins, font de la Polynésie un des hauts lieux mondiaux de la plongée sous-marine. Les autres secteurs économiques de la Polynésie française sont la pêche, l’aquaculture, la perliculture ou encore, la production de vanille.

La Polynésie française est une Collectivité d’Outre-mer, dont le statut d’autonomie (instauré en 1984) est régi par l’article 74 de la Constitution. Ce statut confère au Territoire un large champs de compétence de gestion, notamment en matière d’économie, de fiscalité, d’éducation, de postes et télécommunications ou encore, de culture. Les compétences régaliennes restent exercées par l’État. On compte quatre grandes institutions en Polynésie : le gouvernement de la Polynésie française dirigé par le Président de la Collectivité, l’Assemblée territoriale qui édite et vote des lois de pays, le Conseil économique, social et culturel (CESC) et le Haut-commissariat de la République qui représente l’État. Du fait de son statut européen de PTOM (Pays et territoires d’Outre-Mer), la Polynésie française ne fait pas partie intégrante de l’Union européenne. Ainsi, elle ne fait partie ni de l’espace Schengen ni de la zone euro. La monnaie légale y est donc le franc CFP, émis par l’Institut d’émission d’Outre-Mer, et non l’euro, qui est lui émis par la Banque centrale européenne.

Coordonnées de la CCISM Polynésie Française


41 rue du Docteur Cassiau
BP 118
98 713 PAPEETE - TAHITI