CCIMA Wallis-et-Futuna


La Chambre de commerce, de l’industrie, des métiers et de l’agriculture de Wallis et Futuna (CCIMA) constitue, auprès des pouvoirs publics, l’organe représentatif des différents secteurs d’activité sur le Territoire. Elle a pour attribution la défense des intérêts généraux des professionnels patentés, l’aide aux chefs d’entreprise, le conseil et la formation. Elle regroupe les fonctions attribuées dans les autres départements français aux trois chambres (CCI, CMA, chambre d’agriculture).

Wallis et Futuna ayant accès, depuis aout 2018, à l’internet à haut débit, la CCIMA s’attache à accroitre la visibilité et l’attractivité du territoire vis-à-vis de touristes ou investisseurs. Elle porte notamment des projets de développement des entreprises,  de l’agriculture, de mise en place d’une filière de pêche hauturière et de produits d’exportation. La CCIMA souhaite également développer des formations par apprentissage afin d’accroitre les compétences des jeunes professionnels et d’accompagner leur installation sur place.

Territoires Iles de Wallis-et-Futuna


Situées dans le Pacifique sud, entre les Samoa américaine à l’est, les Tonga au sud, Tokelau au nord et Fidji à l’ouest, les îles Wallis et Futuna sont le territoire le plus éloigné de l’Hexagone (16 166 km). Constitué de trois îles principales, Wallis, Futuna et Alofi, il recouvre une ZEE grande de 300 000 km2, en raison de l’éloignement de 230km entre Wallis et Futuna-Alofi. Appartenant à l’ensemble polynésien de l’Océanie, Wallis et Futuna sont physiquement distinctes. Wallis est une île relativement plate d’une superficie de 77,9 km², bordée d’un lagon et d’une barrière de corail. Le lagon est parsemé d’une quinzaine d’îlots. Le point culminant est le mont Lulu, à 151 m d’altitude. Futuna (46,3 km²) est une île montagneuse, sans lagon, avec un relief accidenté. L’îlot voisin d’Alofi (17,8 km²) est séparé de Futuna par un détroit large de 1,8 km. Ces deux îles volcaniques aux côtes très découpées, protégées par une ceinture de récifs frangeants, sont difficiles d’accès par la mer. Les points culminants sont le mont Puke (524 m) à Futuna et le mont Kolofau (417 m) à Alofi. Le Chef-lieu du territoire, Mata Utu, se situe sur l’île de Wallis.

Wallis et Futuna deviennent Territoires d’outre-mer par la loi statutaire du 29 juillet 1961, adoptée à la suite d’un référendum, par lequel la quasi-unanimité de la population choisit en 1959 d’intégrer la République française. Ce « statut de 1961 » reconnaît l’existence d’institutions coutumières, aux côtés de celles de la République. Ainsi, aux côtés du Préfet, trois royaumes rythment la vie quotidienne et coutumière des Wallisiens et Futuniens : le Royaume d’Uvea à Wallis (Uvea étant le nom polynésien de Wallis), le Royaume d’Alo (Futuna) et le Royaume d’Alofi (Futuna et Alofi). Ajouté à la préfecture et aux Royaumes, l’Assemblée territoriale de l’archipel. Wallis et Futuna est ensuite devenu Collectivité d’Outre-mer en 2003. Sur le plan européen, le territoire est également un Pays et Territoire d’Outre-mer, comme la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française.

Selon le dernier recensement, qui remonte à 2013, le territoire compte 12 197 habitants. La population a baissé de 9,5% entre 2008 et 2013, en raison de l’émigration des jeunes âgés de 20 à 35 ans vers la Nouvelle-Calédonie et l’Hexagone, où on compte d’ailleurs plus de Wallisiens et Futuniens que sur l’archipel lui-même. Outre une baisse de la démographie, on observe également un vieillissement de sa population, l’âge médian étant passé de 28 à près de 33 ans. Malgré sa démographie modeste, Wallis-et-Futuna est le Territoire de la République qui, en proportion de sa population, offre le plus d’engagés volontaires aux forces armées. Les populations wallisiennes et futuniennes sont partagées entre trois langues : le Français, le Wallisien et le Futunien, toutes deux appartenant à la famille des langues austronésienne, comme le Tahitien par exemple.

En 2016, le ministère des Outre-mer indique : « L'économie de Wallis-et-Futuna est restée traditionnelle et demeure faiblement monétarisée. L'autoconsommation y est deux fois plus élevée qu'en métropole. L'économie est largement soutenue par la dépense publique à travers les salaires distribués ». Près de 70 % des actifs travaillent pour l'administration publique. Moins de 1 000 actifs travaillent dans des sociétés semi-publiques ou privées (notamment l'artisanat de la nacre destiné à l'exportation et issu de la pêche de coquillages). L’économie est essentiellement rurale, axée sur la pêche artisanale dans le lagon et l'agriculture océanienne vivrière pour les besoins locaux. Néanmoins, le territoire affiche un potentiel de développement dans des domaines tels que l’économie bleue et maritime ou encore, le tourisme. Comme en Polynésie et en Nouvelle-Calédonie, la monnaie est le Franc pacifique.

Coordonnées de la CCIMA Wallis-et-Futuna


Mata Utu
98600 UVEA WALLIS ET FUTUNA